1971 Le président Boumediène nationalise les hydrocarbures - 2025 La ministre française de la culture, Rachida Dati, au Sahara occidental
Bonjour,
Laurence va dire : “Encore un anniversaire !” Tant pis, il le faut. C’est l’occasion de rappeler encore et encore l’action révolutionnaire du président de l’Algérie, Houari Boumediène. Il a fait trembler l’impérialisme français du président Pompidou.

Houari Boumediène
24 février 1971 : Nationalisation des hydrocarbures en Algérie
La presse algérienne (El Moudjahid et Horizons) lie d’une manière indissociable deux “24 février”, le 24 février 1956 et le 24 février 1971. Le premier est la date de la fondation de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens) qui a été et reste la grande organisation syndicale révolutionnaire. La seconde date est celle de la nationalisation des hydrocarbures sous l’impulsion du président Houari Boumediène. Il y a 54 ans, l’Algérie retrouve totalement sa souveraineté sur l’ensemble des richesses de son sous-sol. « Nous avons décidé, à partir d’aujourd’hui, de prendre 51% des sociétés pétrolières françaises et de nationaliser le gaz naturel… », déclare Houari Boumediène, le mercredi 24 février 1971, devant un parterre de dirigeants et de cadres syndicaux de la puissante Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Le pari de nationaliser les hydrocarbures est audacieux. La nature complexe du domaine pétrolier nécessite une grande maîtrise et un savoir-faire nouveaux pour la jeune Algérie indépendante . Mais le pari a très bien réussi, au grand dam de l’impérialisme français. Tous ont été surpris par les prouesses réalisées par les bras et les têtes de la jeune Nation dans un secteur longtemps réservé à une dizaine de mastodontes dans le monde (Esso, Shell, BP, Total…). La détermination des politiques algériens, l’engagement sans faille des travailleurs et l’appui technique de certains pays amis comme l’URSS, ont permis de relever cet immense défi. L’Algérie est sortie plus forte en rompant sa dépendance aux firmes françaises. La réussite de cette nationalisation est une leçon révolutionnaire, donnée par les jeunes ingénieurs et techniciens fraîchement sortis de l’Institut algérien du pétrole (IAP). Ils ont pris le relais en maintenant, sans discontinuité, l’activité pétrolière et en gérant les champs pétroliers après le départ des cadres étrangers. La nationalisation constitue une étape charnière dans l’histoire de l’Algérie. Là, a commencé l’épopée de la Sonatrach, qui est devenue aujourd’hui la plus grande entreprise en Afrique et figure parmi les quinze plus grandes firmes pétrolières au monde. L’Algérie est le premier exportateur de gaz en Afrique devant le Nigeria et le 7e dans le monde. Elle soutient un énorme projet de transport par gazoduc du gaz du Nigeria jusqu’en ALgérie en traversant le Niger, pour alimenter l’Europe. Investissant massivement dans la formation, l’entreprise publique consolide, au fil des années, son savoir-faire et sa maîtrise des techniques et technologies complexes utilisées dans le secteur des hydrocarbures. Elle s’est, particulièrement, distinguée par sa maîtrise du processus de production du Gaz naturel liquéfié (GNL). La “dépendance économique” vis-à-vis des hydrocarbures est considérée, par les dirigeants algériens, à la fois comme une faiblesse à corriger en diversifiant fortement les activités. Mais c’est aussi une force qui donne les moyens à l’Algérie de sa politique révolutionnaire.
Le Sahara occidental est sahraoui. Il n’est pas au Maroc
Le lundi 17 février 2025, la ministre française de la Culture, Rachida Dati, a qualifié d‘“historique” sa visite dans le territoire colonial du Sahara occidental. Elle a affirmé “que le présent et l’avenir de cette région s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine”. Une prise de position colonialiste conforme à la lettre de Macron au roi du Maroc Mohamed 6, fin juillet 2024 : le Sahara occidental, partie de la zone désertique de l’Afrique du nord, est une ancienne colonie espagnole. Elle est aujourd’hui contrôlée à 80% par le Maroc. Mais, condamnant cette “dernière colonie africaine”, la RASD (République arabe saharouie démocratique) est dirigée depuis 50 ans par les militants du Front Polisario. La RASD a le soutien de l’Algérie et de plus de 100 pays dans le monde.

Nous ne pouvons que condamner ce “voyage” provocateur. Rachida Dati n’a rien à faire au Sahara occidental si elle n’est pas invitée par les dirigents la RASD. L’impérialisme français ne gagnera rien à soutenir les ambitions coloniales du Maroc.
Vive la RASD ! Vive la lutte révolutionnaire du peuple sahraoui !
À bas l’impérialisme français !
Vive le communisme !
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