Le plan Trump-Netanyahou - 1985 de « shoah » à « la shoah »
Bonjour,
LE PLAN TRUMP - NETANYAHOU
Le “projet Trump” de “déplacement” des Palestiniens de Gaza dans des pays limitrophes peut apparaître aussi “burlesque” que pouvait l’être le racisme antisémite d’Adolf Hitler dans Mein Kampf les jours de son édition en 1925 et 1926. Mais il faut parfois faire très attention à ce que disent les clowns histériques.
Trump voit en la bande de Gaza un terrain “libre” qui peut porter une tour de 58 étages comme la Trump Tower de New York. Il rêve d’une “simple” opération immobilière. Nous joignons en fichier attaché un article de La Chronique de Palestine qui explique par le menu pourquoi Trump et Netanyahou choisissent cette période pour faire de telles déclarations et pourquoi il est évident que ce projet ne se réalisera pas.
Tout un courant impérialiste s’est mis en marche et fait comme si cette opération était réaliste. Mais il est évident que sur les 18 derniers mois depuis le 7 octobre 2023, c’est la Résistance palestinienne qui tient le calendrier de la Révolution.
Même si de troupes étasuniennes se positionnaient, on ne voit pas ce qu’elles pourraient faire de plus horrible que ce que l’armée sioniste a déjà fait depuis 18 mois.
On comprend donc que la lutte sera encore longue. Mais cette lutte ne peut se terminer que par la disparition de l’État sioniste au profit d’une large Palestine démocratique qui accueillerait tous ceux qui se veulent Palestiniens.
Le colonialisme est condamné. Le sionisme est condamné.
MANŒUVRES INDIGNES DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE DE RAMALLAH (AP)
C’est une périphrase un peu lourde pour ne pas employer le nom de l’OLP qui n’a pas à être impliquée dans ces opérations très douteuses. Depuis plusieurs mois une guerre ouverte oppose en Cisjordanie les forces de l’AP (autorité palestinienne) à celle de la Résistance militaire des groupes qui luttent à Gaza. Il y a des blessés et des morts. La démission du président Abbas est réclamée.
Nous joignons en fichier attaché un article de La Chronique de Palestine qui montre jusqu’au va la compromission de cette AP pour ne pas s’écarter des intérêts étasuniens.
Si elle est avérée, cette privation de subsides aux familles de combattants et de prisonniers peut avoir des conséquences extrêmement néfastes.
Il faut faire l’unité dans la lutte des combattants palestiniens. Non à l’opportunisme de l’Autorité palestinienne. Seule une telle lutte peut être victorieuse.
DE « SHOAH » À « LA SHOAH »
Michel, père de Paul-Amour Mickailovitch, a passé des jours à lire la prose de Claue Lanzmann le réalisateur du films Shoah de 1985.
Il s’agit de Shoah Fayard 1985 qui donne tous les sous-titres des 12 heures du film (en trois parties).
La tombe du divin plongeur, Gallimard, 2012, est le recueil d’une trentaire d’articles de 1958 à 2007. Le titre provient de la fresque d’une tombe étrusque antique de Paestum en Campanie.

Enfin, Claude Lanzmann, Le lièvre de Patagonie. Mémoires, Gallimard, 2009, 558 p. C’est pour nous le plus intéressant. Il nous permet de faire la connaissance de Claude Lanzman, un sioniste, un raciste peu sympathique. À la fin du volume, il nous livre ce que nous cherchions le caractère historique de la sortie du film Shoah en 1985. Nous donnons si dessous le passage que nous reprendrons évidemment lorsque nous en serons à la publication finale de notre “histoire du sionisme”.
Joseph Cohen, dit Georges Cravenne (1914-2009), attaché de presse, producteur de cinéma. Créateur des César, des Molières, des 7 d’or, de l’Académie des arts et techniques du cinéma.
“Je me suis battu pour imposer « Shoah » sans savoir que je procédais ainsi à un acte radical de nomination” : Claude Lanzmann dit les mots que nous cherchions. Il procède à un acte radical de nomination. C’est-à-dire qu’il invente un nom pour nommer quelque chose de nouveau. “Le film a été aussitôt éponyme, on s’est mis partout à dire « la Shoah »”. C’est le passage d’un statut du nom (sans article) à un autre statut avec un article défini. Nous sommes en présence de cette nouveauté linguistique qui témoigne d’un changement politique.
Claude Lanzmann est un raciste convaincu. Il a le même type de vocabulaire que les nazis. Il reconnaît à coup sûr les “juifs”. Sa propre mère a “un gros nez juif” : “ma mère était juive de la façon la plus éclatante” (p. 81) . Au lycée, son amie Hélène, “pour tromper les miliciens formés à la chasse au faciès, …, Hélène, à ma prière instante, s’efforçait de masquer … les traits irréductablement sémites de son visage. Je lui demandais d’adoucir … le saillant franchement hébraïque de son nez” (p. 38). Nous pourrions multiplier par cent les exemples. C’est insupportable !
Nous allons, bien entendu, continuer cette enquête.
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